« We can never go back to Manderley » – Sarah Fauguet & David Cousinard

Du 23 avril au 16 juillet 2011.




Les sculptures de Sarah Fauguet et David Cousinard empruntent au mobilier, à l’architecture et à la construction. Leur travail se situe également au niveau de l’espace d’exposition dont leurs sculptures modifient éventuellement la composition et certainement la perception. L’assemblage et l’agencement de plusieurs de leurs œuvres constituent des environnements souvent étranges.

Pour leur exposition à 40mcube, Sarah Fauguet et David Cousinard présentent trois œuvres physiquement et esthétiquement très fortes, trois objets distincts ayant requis des recherches et des techniques de fabrication particulières. Ainsi, un habitacle en bois dont la forme rappelle une carlingue de bateau ou d’avion a été réalisé grâce aux techniques d’assemblage des charpentes. Une seconde structure reprend la forme sans la fonction d’une volée de marches menant à une porte adossée au mur, tandis qu’un dessin fixé au mur montre une corneille empaillée.

Avec ces sculptures abstraites qui rappellent des objets incongrus, d’une époque ancienne ou liés à des fonctions spécifiques, et ce dessin figuratif, l’exposition prend la tournure d’un environnement entre architecture improbable et maquette de décor de cinéma. Ces œuvres fonctionnent comme des éléments embryonnaires d’un espace et d’un temps autres, constitutives d’un récit dont nous n’aurions que quelques bribes.

Ce rapport au récit est renforcé par le choix du titre de l’exposition. « We can never go back to Manderley » est extrait des premiers mots de l’introduction du film Rebecca (1940) d’Alfred Hitchcock, lui-même adapté du roman de Daphné du Maurier (1938). En mettant l’accent sur un passage entre récit et image, Sarah Fauguet et David Cousinard réalisent une adaptation supplémentaire de cette double référence littéraire et cinématographique. L’exposition semble dès lors matérialiser des vestiges mystérieux issus du souvenir et provoqués par l’absence…

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Sarah Fauguet and David Cousinard’s sculptures borrow from furniture, architecture and building. Their work also positions itself at the level of the exhibition space, their sculptures eventually modify its composition and perception. The assemblage and the ordering of several of their artworks often create strange environments.

For their exhibition at 40mcube, Sarah Fauguet and David Cousinard present three pieces, physically and aesthetically very strong, three distinct objects that have required particular research and building techniques. A wooden structure whose shape reminds us of the cabin of a ship or a plane was built according to wooden framework assemblage techniques. A second structure takes the shape without the function of a flight of stairs leading to a door leaning against a wall, while a drawing hung on the wall shows a stuffed crow.

With those abstract sculptures that remind us of incongruous objects, of an ancient epoch or linked to specific functions, and this figurative drawing, the exhibition becomes an environment, between improbable architecture and cinema décor model. Those pieces work like the embryonic elements of another space and time, part of a story of which we would only have few bits.

This link with the story is reinforced by the choice of the title of the exhibition. “We can never go back to Manderley” are the first words of the introduction to the film Rebecca (1940) by Alfred Hitchcock, itself adapted from Daphné du Maurier’s novel (1938). By accentuating the passage between story and image, Sarah Fauguet and David Cousinard realise a new adaptation of this double literary and cinematographic reference. The exhibition thus appears to materialise the mysterious vertigo that come from the memory and the absence…