Use Once and Destroy – Stéphanie Cherpin

Du 24 septembre au 18 décembre 2010.


Use Once and Destroy est une exposition de Stéphanie Cherpin qui s’articule en deux volets, le premier à 40mcube (Rennes) et le second au Spot (Le Havre). Ces deux expositions, conçues à la manière des faces A et B d’un même disque, comprennent des œuvres existantes et de nouvelles productions.

Use Once and Destroy s’inscrit dans la série d’expositions Espèces d’hybrides qui comprend les expositions monographiques de Samir Mougas (printemps 2009), Lina Jabbour (automne 2009), Emmanuelle Lainé (avril-juillet 2010) et une exposition collective réalisée en collaboration avec Buy-Sellf Art Club (Marseille). Espèces d’hybrides regroupe des artistes qui créent des œuvres issus de croisements binaires ou multiples entre des éléments de nature différente. Enfin, Espèces d’hybrides fait référence à Georges Perec et à ses Espèces d’espaces, dans sa manière de lister et d’énumérer les choses, de considérer le plus petit comme le plus grand, sans scientificité mais avec l’ingéniosité et toute la liberté de la littérature.

Les sculptures de Stéphanie Cherpin visent plus l’expressivité des formes que la représentation d’images et de concepts. La majorité de ses œuvres ont pour titres ceux des morceaux de musique écoutés lors de leur réalisation – un moment que l’artiste considère plus important que les sculptures achevées. Dans une économie de moyens assumée, elle travaille à partir de matériaux communs constituant une certaine mémoire collective. Ses gestes sont du même ordre : simples, rudimentaires. La violence qui peut en découler doit servir ce qu’elle appelle « la force de résistance de la sculpture ». Stéphanie Cherpin estime que produire une sculpture est rarement confortable, tout comme sa réception, entre attraction et répulsion. Ainsi, une caravane impose sa présence muette et brutale, tranchante (Where Did You Sleep Last Night ?, 2009), tandis qu’une cabane de jardin (Daddy’s Little Girl Ain’t a Girl No More, 2009), mutilée et maquillée, se dresse devant le spectateur comme un masque fragile et menaçant.

Un catalogue a été publié, coédité par la galerie Cortex Athletico, 40mcube et Le Spot.

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Use once and Destroy is an exhibition by Stéphanie Cherpin articulated in two sections, the first one at 40mcube (Rennes) and the second at Le Spot (Le Havre). Those two exhibitions, like the A and B sides of the same record, are made up of existing artworks and of new productions.

Use once and Destroy is part of the series of exhibitions Espèces d’hybrides, including the monographic exhibitions of Samir Mougas (spring 2009), Lina Jabbour (autumn 2009), Emmanuelle Lainé (April-July 2010) and a collective exhibition realised in collaboration with Buy-Sellf Art Club (Marseille). Espèces d’hybrides gathers artists creating works that are binary or multiple crossings between elements of different nature. Furthermore, Espèces d’hybrides is a reference to Georges Perec and his Espèces d’espaces, in his way of listing and enumerating things, of considering the smallest like the biggest, without any scientific quality but with the ingenuity and the freedom that literature offers.

Stéphanie Cherpin’s sculptures aim more at the expressivity of the shapes rather than at the representation of images and concepts. The majority of her artworks are titled after musical tracks listened during their realisation – a moment that the artist considers more important than the finished sculptures. In a proclaimed economy of means, she works from common materials forming part of a certain collective memory. Her gestures rely on the same perspective: simple, rudimentary. The violence that can erupt from it has to serve what she calls “the resisting force of sculpture”. Stéphanie Cherpin claims that production and the reception of a sculpture are rarely comfortable, oscillating between attraction and revulsion. Hence, a caravan imposes its mute and brutal presence (Where Did You Sleep Last Night?, 2009), while a garden shed (Daddy’s Little Girl Ain’t a Girl No More, 2009), mutilated and on which make up has been applied, stands in front of the spectator like a fragile and threatening mask.

A catalogue has been published, coedited by the gallery Cortex Athletica, 40mcube and Le Spot.