TERMINATOR

Du 30 septembre au 16 décembre 2006.
Hubert Duprat, Jon Mikel Euba, Rodolphe Huguet, Angélique Lecaille, Delphine Lecamp, NG.



L’exposition TERMINATOR regroupe des œuvres qui adoptent une apparence inquiétante, qui détournent des formes menaçantes ou des stéréotypes de l’agressivité à des fins plastiques.

Les œuvres de Delphine Lecamp passent au crible du métal différents objets et images de notre société. Pour TERMINATOR elle présente Naïv qui assemble dans une même sculpture des éléments dont le point commun est l’agressivité formelle. Rodolphe Huguet investit la façade et les espaces communs du Château avec des caméras de surveillance menaçantes qui s’avèrent être des moulages d’emballages alimentaires. TERMINATOR réactive Sans titre (1992) d’Hubert Duprat, fresque dont les motifs sont des impacts de balles, les plombs étant directement tirés dans le mur de l’espace d’exposition au pistolet. Dans des dessins de très grands formats, Angélique Lecaille absorbe et réinterprète des images de guerre diffusées par les médias. Avec Touch the sky et I’m so excited, les deux dessins produits pour l’exposition, elle aborde notamment le plaisir qui peut être lié à la violence. Évocation que l’on retrouve différemment chez NG dont le manifeste musical post punk I like to feel insecure avec Franck David à la guitare constitue une apologie romantique de l’insécurité. De manière générale les vidéos de Jon Mikel Euba dégagent une atmosphère inquiétante, notamment par le mystère qu’elles créent. Neska la noche est une scène nocturne qui exploite les postures et les codes cinématographiques de l’intrigue.

Chacune de ces œuvres nous amène, de manière imagée, engagée, ironique, sur des terrains politiques et/ou fictionnels, autant d’univers renforcés par l’architecture du Château qui les accueille.

Remerciements au Frac Bourgogne.

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The exhibit TERMINATOR brings together works that adopt a disturbing appearance using threatening shapes and stereotypes of aggressiveness to create art.

Delphine Lecamp’s works take objects or images in our society and sculpt them in metal. Her work Naïv, in TERMINATOR, reassembles into one sculpture elements that share a common pointy shape. Rodolphe Huguet takes over the interior and the façade of the Castle with threatening video surveillance cameras which are actually molds of food packaging. TERMINATOR also brings back Untitled (1992) by Hubert Dupras, a fresco of bullet holes whose patterns were drawn by gunshots from a pistol directly into the walls. Angélique Lecaille’s large-sized drawings reinterpret war images from the media. In two of her drawings, Touch the sky and I’m so excited, she addresses the fact that pleasure can be related to violence. This is an idea that can be found in NG’s works as well. Her post-punk composition with Franck David, I like to feel insecure, creates an eerily mysterious atmosphere. Neska la noche is a nocturnal scene that uses the cinematographic codes for intrigue.

Each of these works transports us, in a visual, engaged and ironic way, into political or fictional places, a grouping of universes supported by the Castle’s architecture.