Les biches

Du 12 janvier au 3 mars 2007.
Nathalie Djurberg, Rodolphe Huguet, Edouard Levé, Steven Le Priol.



L’exposition Les biches constitue le troisième volet d’expositions liées au bâtiment qu’occupe 40mcube pendant un an et demi, un hôtel particulier du début du XXesiècle. Cette série d’expositions regroupe des œuvres jouant de leur apparence. L’Ambassade des possibles (Virginie Barré, Julien Celdran, Philippe Parreno, Sébastien Vonier) amplifiait l’aspect officiel du bâtiment dans un exposition pleine d’utopie et de poésie, TERMINATOR (Hubert Duprat, Rodolphe Huguet, Angélique Lecaille, Delphine Lecamp, NG) exploitait l’aspect paranoïaque de cette architecture, îlot protégée de l’extérieur. Enfin Les biches, qui est aussi le titre d’un film de Claude Chabrol, présente des œuvres qui réinterprètent des formes traditionnelles ou qui, sous leur apparence inoffensive abordent des questions de morale.

Rodolphe Huguet exploite avec ironie la forme connotée du trophée de chasse en empaillant les arrière-trains des animaux. Steven Le Priol présente une série de collages roses et méticuleux qui s’avèrent représenter de manière naïve des scènes violentes. Les vidéos de Nathalie Djurberg, présentées pour la première fois en France, usent quant à elles de l’univers du film d’animation en pâte à modeler pour raconter des histoires qui finissent par déraper… Dans la série photographique Pornographie, Édouard Levé fait prendre des poses de scènes de films pornographiques à des individus habillés en tenue de ville.

Créant une dissension entre la forme et le contenu, entre les apparences et les faits, ces œuvres mettent en place une perception en deux temps de séduction et de rejet. Elles provoquent chez le spectateur une appréciation partagée entre l’attraction et la répulsion à différents degrés : au niveau d’une esthétique de classe sociale avec Rodolphe Huguet, de conventions de société avec Édouard Levé, à des questions de morale avec Steven Le Priol et Nathalie Djurberg. La distance créée par les médiums et les formes de représentations choisis correspond également à la dose d’humour que ces artistes peuvent placer dans leurs œuvres.

Avec la collaboration de la Galerie Loevenbruck – Paris, et de la galerie Gio Marconi – Milan.

Télécharger le dossier de presse

This exhibit represents the third in a series of exhibitions relating to buildings occupied by 40mcube. This particular building, a mansion dating from the beginning of the 20th century, has been taken over by 40mcube for the last year and a half in order to bring together works that plays on appearances. L’Ambassade des possibles (Virginie Barré, Julien Celdran, Philippe Parreno, Sébastien Vonier) brought a sense of poetry and utopia while expanding the official aspect of the building. TERMINATOR (Hubert Duprat, Rodolphe Huguet, Angélique Lecaille, Delphine Lecamp, NG) brought forth the sense of paranoia in the building’s architecture by amplifying its resemblance to a small protected island. And Les Biches, which is also the title of a Claude Chabrol film, presents works that redefine traditional forms or that raise moral questions through their seemingly harmless appearance.

Rodolphe Huguet mocks the idea of hunting trophies by stuffing the rear ends of animals. Steven LePriol presents a series of meticulous pink collages which represent violent scenes in a naïve manner. Nathalie Djurberg’s claymation movies, shown for the first time in France, tell stories which end up going in a different direction than you might expect. In Pornography, Edouard Levé photographs people in pornographic poses wearing dresses and suits.

By creating an opposition between look and content, appearance and fact, these works both attract and repel the spectator to varying degrees: Rodolphe Huguet’s by altering objects of the haute-bourgeoisie, Edward Levé’s by playing with societal conventions, Steven LePriol and Nathalie Djurberg’s by raising moral questions. In distancing themselves through the different mediums and forms in their works, the artists are able to show their sense of humor.

With the collaboration of the Loevenbruck Gallery-Paris, and the Gio Marconi gallery-Milan.