Espèces d’hybrides

Guillaume Constantin, Vincent Ganivet, Laurent Perbos, Guillaume Poulain, Aurore Valade.

Du 23 janvier au 20 mars 2010.


Espèces d’hybrides regroupe des œuvres qui singent ou évoquent des formes de la nature – végétaux, minéraux – tout en employant des matériaux industriels, principalement utilisés dans des usages quotidiens.

La manifestation concrète et physique de cette rencontre entre la nature et le monde industriel se matérialise dans le terrain vague, sorte de no man’s land où subsistent de façon éparse les restes d’un monde industriel, abandonné par l’homme, et où la nature reprend progressivement ses droits. C’est dans ce genre d’endroit que l’on trouve par exemple du plastique, du polystyrène, du béton, tout comme une pratique particulièrement urbaine, le graffiti.

Dans cette exposition, les formes et les matières se contredisent. Ainsi L’arbre qui pleure (2009) de Laurent Perbos utilise le plastique coloré des tuyaux d’arrosage tandis que La bille (2005) de Guillaume Poulain représente un tronc d’arbre débité en plusieurs plaques de polystyrène. Guillaume Constantin présente don’t let the light escape (2007), un rocher en polyéthylène (matière plastique la plus employée dans les emballages) conçu spécifiquement pour être taggé (et ici graffé par Shuck2) comme le sont ceux qui délimitent les parkings. Quant aux photographies d’Aurore Valade, elles constituent un inventaire de plantes grasses provenant d’un jardin botanique abandonné. À l’instar de certains troncs d’arbres que l’on trouve dans les parcs, ces plantes sont gravées de prénoms, de dessins et d’insultes variés. Enfin, le bloc de béton vibrant Concrete Stone (2010) de Vincent Ganivet apparaît comme un vestige de construction, une ruine contemporaine. Il crée une nouvelle catégorie d’objets alliant le minéral et le vivant : ses pierres de béton, simplement posées au sol, se mettent soudainement à vibrer…

Réunies dans un même espace ces œuvres paradoxales constituent un paysage artificiel. L’exposition aborde l’inépuisable question de l’intervention de l’homme sur la nature et de la nature sur l’homme. Mais c’est finalement celle de la trace qui se pose ici, et plus particulièrement la trace de l’artiste sur son environnement.

Télécharger le dossier de presse

Exposition du 23 janvier au 27 février 2010
Exposition réalisée en collaboration avec Buy-Sellf Art Club




Espèces d’Hybrides brings together works that mimic forms found in nature, such as plants and minerals, while at the same time employing industrial materials most often associated with general day-to-day use.

This idea is shown in the concrete and physical manifestation of the reunion between nature and the industrial world. The exhibit is a sort of ‘no man’s land’ where the industrial world, abandoned by man, survives in sparse fashion as nature progressively regains its territory. It is in this kind of space that one may find plastic, styrofoam, and concrete, as well as the very urban activity of graffiti.

In this exhibit, form and matter contradict each other. L’arbre qui Pleure (2009), by Laurent Perbos uses colored plastic from hoses, while La Bille (2005) by Guillaume Poulain depicts a tree trunk made out of several plates of styrofoam. Guillame Constantin presents his work don’t let the light escape (2007), a rock sculpture made from polyethylene ( a plastic most often used in packing material) specifically designed to be spray-painted (in this case by Shuck2) to resemble the rocks that delineate parking lots. As for Aurore Valade, her photography shows an inventory of succulents in an abandoned botanical garden. Like the tree trunks one may find in a public park, these plants are carved with names, drawings and various insults. Lastly, the large mass of pulsating Concrete Stone (2010) by Vincent Ganivet, appears as a vestige of contemporary ruin. He creates a new category of object by combining minerals with life: his concrete rocks, lying simply on the ground, suddenly begin to vibrate…

Reunited within one unique space, these paradoxical works create an artificial countryside. The exhibit touches on the inexhaustible question of the effect man has on nature and nature has on man but deals even more closely with the mark that the artist leaves on their surrounding.