Chronique d’une œuvre annoncée

Du 1er avril 2004 au 1er avril 2005.


Vernaculaire est le nom générique de la pratique artistique de Stéfanie Bourne depuis 1999, pratique se déroulant dans des contextes variés et spécifiques en dehors des lieux destinés à l’art, faisant appel à des moyens de diffusion multiples et soulevant la question de la multiplicité des publics.
Chronique d’une œuvre annoncée est l’exploration et la mise à nu du processus de diffusion d’une œuvre dont la production matérielle n’est pas le mode d’existence prioritaire, afin d’envisager des alternatives à l’exposition, et de rendre plus visible cette pratique artistique.

Arborescence
Cette sérigraphie, coéditée par 40mcube et Castel Coucou dans le cadre de Chronique d’une œuvre annoncée, comprend au recto un texte de présentation du projet, et au verso un diagramme rendant visible le processus temporel et géographique de l’œuvre, ainsi que le réseau créé pour sa réalisation. Ce diagramme est imprimé avec une encre thermique : il apparaît si la température est inférieure à 5°C.

37,4 x 66,9 cm dépliée – 37,4 x 22,8 pliée
50 euros

Première chronique traduite
Chronique d’une œuvre annoncée

Novembre 2003-mai 2005

Vernaculaire est le nom générique que Stéfanie Bourne donne à son travail. Celui-ci se déroule sur des territoires et dans des contextes divers, par immersion auprès de groupes de personnes constitués. À l’occasion d’une carte blanche offerte par Castel Coucou à 40mcube, Stéfanie Bourne réalise une résidence à Forbach en avril et mai 2004 où elle met en chantier une réflexion sur la visibilité de son travail et une recherche de nouvelles formes. De cette réflexion est né Chronique d’une œuvre annoncée, projet qui se déroule en plusieurs étapes.

Chronique privée
Stéfanie Bourne

La Sarre, la Lorraine et le Luxembourg constituent une région non officielle – le Saarlorlux – qui devient le contexte de travail de l’artiste. Sur ce territoire, de multiples langages et dialectes cohabitent et constituent une culture orale spécifique. La langue n’est pas qu’une relation à l’État mais une appartenance à une histoire et un mode de vie propres à cette région. Cette relation à l’oralité a influé sur le travail de Vernaculaire.

Chronique privée est la partie non visible de l’œuvre, constituée du parcours de Stéfanie Bourne, de ses rencontres et des échanges créés sur ce territoire. Elle est concrétisée par un diagramme qui retrace les liens entre la construction de l’œuvre et les réseaux de son contexte.

Première Chronique traduite
Julie Garelli, Xavier Gorgol, Violette Nemessany racontent Chronique privée.
le 5 février 2005 à 11 heures
Chez Paola, Hôtesse d’art contemporain
1, Rue Gambetta, 57000 Metz
Sur réservation au 06 07 01 11 95

Afin de rendre compte de la partie dite privée du projet, Stéfanie Bourne a invité des Colporteurs à assister au processus de l’œuvre, en tant que témoins. Ces derniers ont été choisis pour leur implication sur ce territoire, leur orientation professionnelle, leur personnalité et leur relation à la narration en tant que forme artistique contemporaine. Julie Garelli dans le cadre de son travail plastique crée des personnages, Xavier Gorgol réalise des performances, et Violette Nemessany, sociologue, mène une recherche sur l’interprétation des œuvres d’art. Le récit étant la seule forme qui leur soit imposée, les Colporteurs formalisent simplement la narration d’un événement vu, le bouche à oreille, avec la part d’interprétation et de déformation de la transmission. Leur observation de l’événement discursif de Vernaculaire leur permet de faire perdurer Chronique d’une œuvre annoncée et d’en rendre compte dans des lieux culturels ou de sociabilité, notamment à Metz, Luxembourg, Sarrebruck, Rennes et Glasgow pour une Deuxième Chronique traduite en anglais.

Chronique écrite
Anne Langlois

Chronique écrite est un récit analytique de Chronique d’une œuvre annoncée, accompagné de la retranscription des récits des Colporteurs. (Édition à paraître)

Coproduction : 40mcube, Castel coucou.
Avec le soutien de l’AFAA, du ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Bretagne, DRAC Lorraine, du conseil régional de Lorraine, des conseils généraux d’Ille-et-Vilaine et de Moselle, des villes de Rennes et de Forbach.

40mcube (dimensions approximatives à vérifier)
34 rue de l’Alma
F-35000 Rennes
Tél. : 33 (0)2 23 35 06 42
Mail : contact@40mcube.org
Web site : www.40mcube.org

Castel Coucou – association Œil
Rue Maurice Barrès
BP. 50058
F– 57600 Forbach Cedex
Tél. : 33 (0)3 87 87 76 91
Mail : association.œil@wanadoo.fr
Web site : www.œil-castel.com

Chronique parlée / Talked Chronicle

Workshop Ecole d’art de Metz
Stéfanie Bourne, Anne Langlois
5 – 6 mai 2004.

Chronique parlée

Le workshop Chronique parlée est l’une des étapes d’un projet plus vaste, Chronique d’une œuvre annoncée, collaboration entre une artiste, Stéfanie Bourne, une curatrice, Anne Langlois, et plusieurs lieux d’expositions comme 40mcube à Rennes ou Castel Coucou à Forbach.
Le travail de Stéfanie Bourne, Vernaculaire, prend place dans l’espace social, auprès de groupes de personnes ciblés et limités. Chronique d’une œuvre annoncée est une réflexion commune sur la manière de rendre visible ce travail dans le système de l’art.

Le workshop Chronique parlée adopte comme forme l’oralité. Le travail de Stéfanie Bourne ayant toujours souffert des images qui ne rendent pas compte du processus qu’elle met en place, l’idée est de développer la narration. Ainsi Anne Langlois raconte 40mcube, en axant sur les projets immatériels ou événementiels développés par la structures et nécessitant de trouver une forme pour en rendre compte dans le domaine de l’art : Abraham Poincheval & Laurent Tixador, L’inconnu des grands horizons ; Nicolas Boone, Révélation ; Lara Almarcegui, Les démolitions de Rennes ; Stalker, Microtransformations urbaines. Stéfanie Bourne raconte son parcours, son travail, et sa méthode de travail, Vernaculaire. Ensuite est présentée Chronique et la collaboration qu’elle met en place.

À leur tour les étudiants sont sollicités pour présenter leur travail sans en montrer ni visuels ni éléments. Cette narration peut prendre différentes orientations. Elle permet d’aborder la genèse de leur travail, de provoquer la description (visuelle, olfactive, sensitive, auditive) d’utiliser la comparaison, la référence de manière à ce que l’auditoire puisse s’en faire une image, d’aborder les questions de destination et de réception de ce travail, voire de n’aborder ce travail que d’un point de vue théorique.

Estimant que nous ne sommes pas là, sur un temps aussi court, pour porter un jugement de valeur sur le travail des étudiants, l’idée est de déplacer légèrement les choses, de créer un moment, une prestation de l’ordre de celle de l’acteur à la fois pour nous-même et pour les étudiants. Nous préférons travailler de manière collective, sur le mode d’un échange en ping-pong entre le travail de Stéfanie Bournez et celui des étudiants, en créant des échos, des liens, des comparaisons. Cet échange collectif permet à chacun de parler du travail – qu’il connaît ou non – de son voisin et de développer une couche supplémentaire d’interprétations, de regards, de points de vues, démontrant qu’il s’agit aussi de cela en art.

‘Talked Chronicle’, May 2004, by Vernacular and 40mcube

Workshop at the Ecole des Beaux Arts, Metz, 5-6 May 2004

The workshop Talked Chronicle is a fragment of a larger project, Chronicle of an announced artwork, collaboration between an artiste, Stefanie Bourne, and a curator, Anne Langlois, and several exhibitions spaces.

Stefanie Bourne’s practice, Vernacular, takes place and is formed by the social realm, with selected and limited group of people. Chronicle of an announced artwork is an enquiry on means of making such work visible in the art world.

Day one:
The content of the workshop,
Talked Chronicle, adopted the oral form of Stefanie’s practice. Not always reflecting the process that she implements, Stefanie’s work has often suffered from the images taken out of the discursive process, as they not always represent the process but its impact or tools used. The idea of this workshop was to explore the process of narration that takes places in each project. Thus Anne Langlois narrates about 40mcube programme, focusing on immaterial or event based projects developed by 40mcube and necessitate a visible form in order to exist in the art domain: Abraham Poincheval and Laurent Tixador, L’inconnu des grands horizons; Nicolas Boone, Révélation; Lara Almarcegui, Les démolitions de Rennes; Stalker, Microtransformations urbaines. Followed by Stefanie Bourne recounting her practice course, her work and her method, now named Vernacular.

Following theses two oral presentations, Chronicle of an announced artwork is then presented and the collaboration that it installed.

Day two:
Students took their turn and were solicited to present their work without showing visuals, texts, or three-dimensional works. This narration could take different directions. It addressed the genesis of their work, to provoke descriptive skills – visual, smell, sensitive, sound -, to use the comparison, the reference in order for the audience to create an image for themselves. The workshop then tackled questions such as destination and reception of artworks, even when this issue was approached from a theoretical angle.

As we estimated that we were at the school for a too short time to give valued judgements on the students’ works, our intention was to displace slightly the order of things, to create a moment between professionals and students, an act benefiting as much ourselves as the students. We preferred worked in a collective way, on an exchange mode between Stefanie’s work and the student’s by creating echoes, links and comparisons. This collective exchange allows the students to speak about their respective work and the one of other students – known or not – and to develop another layer of interpretation, of expression, of views points, demonstrating that art is also about this. The feedbacks were very rewarding. Although students found it initially hard finding the words and describing their work to someone alien to their work development (not having it in front of them), the process opened for them a different perspective in looking at their own production.

Merci / thanks to Jean-Jacques Dumont.

Stéfanie Bourne est en résidence à Castel Coucou en Lorraine, voici l’avancée de Chronique d’une oeuvre anoncée.

Réflexion sur des moyens de diffusion dans le cadre de l’œuvre immatérielle de Vernaculaire (issue d’un processus créatif dans l’espace social).

Du contexte…
Chronique d’une œuvre annoncée est (comme tous les projets d’art contemporain) un travail sur les relations entre artiste et commissaire d’exposition, entre artiste et structure artistique. La question étant de savoir comment, à partir du travail de Stéfanie Bourne, Vernaculaire (une pratique immatérielle dans l’espace social), investir et composer avec le système de l’art préétabli (carte blanche, travail curatorial, résidence, exposition, diffusion…). Il s’agit d’une redéfinition des relations artiste/commissaire d’exposition, artiste/lieu d’exposition, commissaire/lieu d’exposition dans une collaboration sur la durée, sans non plus reproduire le schéma artiste/galeriste.

Ce questionnement commun dans les rôles de chacun prend la forme de Chronique d’une œuvre annoncée. Celle-ci démarre par une correspondance informatique, se concrétise par une carte blanche de Castel Coucou (Forbach) à 40mcube (Rennes) sous la forme d’une résidence.
La résidence devient un lieu, un contexte de travail commun pour une relation créative entre le commissaire et l’artiste.

… à la diffusion,
L’œuvre dans l’espace social étant un mode de diffusion en lui-même, la délocaliser dans un lieu d’exposition revient à être une deuxième diffusion. Vernaculaire ne comprenait auparavant que l’expérience dans l’espace social, donc une seule forme d’existence ne s’adressant pas systématiquement au public artistique. Chronique d’une œuvre annoncée est une tentative d’intégrer les moyens de diffusion du système de l’art dans le processus créatif, et de créer une cohérence esthétique entre ces deux visibilités de l’œuvre.

La délocalisation créée par le principe de l’invitation d’une structure à une autre et d’un fonctionnement à un autre (association d’artistes et structure curatoriale) tout comme la pratique d’infiltration d’un groupe constitué de Stéfanie Bourne, posent encore la question du contexte de l’œuvre et de sa diffusion. Cette situation amène Chronique d’une œuvre annoncée à penser sa visibilité dans une diffusion simultanée, temporelle et géographique.

via leur interprétation.
Ainsi Chronique d’une œuvre annoncée comprend plusieurs étapes qui sont des mises en pratique de l’échange artiste/commissaire dans des structures et des contextes différents : la galerie Castel Coucou à Forbach, l’école d’art de Metz (Chronique parlée), une institution curatoriale à Glasgow (Chronique traduite) et 40mcube à Rennes.
Chronique est formalisé par un événement dans l’espace social, l’extrapolation et la mise en forme de ce qui se produit habituellement lors de toute expérience d’une œuvre, c’est à dire le bouche à oreille, la narration, l’interprétation. Cette formalisation est confiée à des « Colporteurs », des acteurs qui assistent à l’événement et dont le rôle consiste à donner une seconde vie à l’événement initial dans le système de l’art.

Chronicle of an announced artwork 2004-2005
Enquiries on means of dissemination of
Vernacular,
A discursive visual art practice raised from a creative process installed in the social realm

Background

November 2003- 15 may 2004

From the context….
Chronicle of an announced artwork is a work searching for modelling an appropriate dissemination form for a non-object based practice and therefore an adequate relationship between an artistic and an exhibition curator, between an artist and an artistic infrastructure. The enquiry is raised, from Stefanie Bourne’s practice, Vernacular, and intend to invest and compose with the pre-established art system (curator, residency, exhibition, dissemination…). It consists of redefining the relationship between artist/curator of an exhibition, artist/exhibition space, curator/exhibition space in a collaboration on an artwork over a long period of time, without reproducing the known relationship artist/gallery.

This mutual interest in each other’s role takes form in Chronicle of an announced artwork. The work started in an Internet correspondence, and was concretised with a residency at Castel Coucou (Forbach). The concept of residency became a virtual place, a context of mutual work for a creative relationship between a curator and an artist. The discussion is still evolving on the Internet by return and exchange of developing idea on the issue.

….to the dissemination
The artwork in the social realm is a mode of dissemination on its own, as it needs to communicate clearly its ‘raison d’être’ in a non-artistic context. Its re-localisation in an exhibition space becomes a second diffusion of this initial project.
Vernacular originally only consisted of the experience in the social realm in a form of existence that did not systematically address an art audience. Chronicle of an announced artwork is an attempt to integrate the means of dissemination of the art world into its discursive creative process, and to create an aesthetic coherence between the two visibilities of the artwork.

The issue of disseminating a social context-based work is raised through the de-localisation of the dialogue between the curator and the artist into the residency at Forbach; and it is also raised with Stefanie’s practice in her method of infiltration of selected groups of people. This situation lead Chronicle of an announced artwork to think its mode of visibility in term of simultaneity with is creative process, in term of time and geographical (How can an oral artwork be visible both in France borders with Germany and in a Scottish context?)

via the interpretation of both the context and it dissemination by the artwork.
Thus
Chronicle of an announced artwor is constituted of several phases in different institutions and contexts that successively applied the on-going written exchange taking place between artist and curator: the art school in Metz (Talked Chronicle, May 2004), the gallery Castel Coucou in Forbach (Private Chronicle, October 2004 and the performances by the ‘Colporteurs’: Translated Chronicle one, February 2005), an art institution in Glasgow (performance by the Colporteurs’: Translated Chronicle two, Mid 2005) and with 40mcube in Rennes (Written Chronicle by Anne Langlois).

Chronicle of an announced artwork will be first implemented in a social context in an event and based on a language evolved by a population living in frontier between France, Germany and Luxembourg, working and living across countries (Private Chronicle, October 2004). This event will concern a small amount of people but will be witnessed by ‘Colporteurs’. The word of mouth and narration, that naturally takes place as a mean of dissemination in Stefanie’s projects, will be articulated and formalised by the ‘Colporteurs’. Integrated into the creative process and orchestrated by the artist, their role will be about sustaining the artwork in time and providing it with a life in the art system.

Contexte
Après avoir sillonné la Lorraine lors de sa résidence à Castel Coucou à Forbach, Stéfanie Bourne a ciblé comme public – ou comme audience – un territoire et une population très particulière spécifique à cette région : les transfrontaliers. En effet la lorraine, le Luxembourg et la Sarre constituent un territoire non-officiel mais qui comprend un certain nombre d’échanges informels de personnes et de biens. Cette situation transfrontalière crée ainsi une certaine culture, et même une langue, mélange de français et d’allemand, qui n’est pas répertoriée mais qui est parlée.

Stéfanie Bourne va suivre trois de ces personnes, qui vivent en France et travaillent au Luxembourg ou en Sarre. Selon son habitude, elle créera un événement dont la nature n’est pas encore définie, avec ces personnes, au mois d’octobre prochain. Cette partie du travail ne sera visible que par les personnes concernées.

Les colporteurs
C’est là qu’interviennent les colporteurs. Stéfanie Bourne réalisant un travail pour un public réduit, Chronique d’une œuvre annoncée est née de cette envie de trouver des formes à une restitution dans le domaine de l’art. L’idée à expérimenter à Forbach est de missionner des colporteurs, acteurs ou autres, et de les convier à assister à une partie du travail en amont de l’événement, ainsi qu’à l’événement produit, afin qu’ils en rendent ensuite compte dans des lieux d’expositions ou autres lieux culturels. Ce compte-rendu doit passer par le texte, la narration. Ils généralisent ainsi et donnent une forme artistique au phénomène classique de la narration d’un événement vu, quel qu’il soit, avec la part d’interprétation et de déformation de la transmission.
Ainsi les colporteurs donneront à voir leur travail dans des lieux de sociabilité à Metz, pour ensuite voyager vers Rennes puis Glasgow. A savoir si la particularité d’une région peut être déplacée dans une autre, et que Chronique deviendra Chronique traduite à Glasgow, ce qui rajoute une étape supplémentaire d’ interprétation à ce projet décidément très linguistique.

Production in France, Germany and Luxembourg-2004/2005

Private Chronicle, October 2004, by Vernacular

After a month residency at Castel Coucou in Lorraine, Stefanie Bourne has selected as audience a territory and a population specific to this region: the trans-borderers. The Lorraine, Luxembourg and Sarre constitute a non-official territory but that constitute a considerable numbers of informal exchanges of person and goods. This trans-border situation has consequently created a cultural area, and even a language, mixing French and German, which isn’t recorded but largely spoken.

Stefanie will be working with three of these persons who live in France and work in Luxembourg or in Sarre (Germany). As customary, she will be creating next October, an event which nature isn’t yet defined. This part of the work will only be visible by the persons concerned and the ‘Colporteurs’ (three persons), attending as witnesses.

Translated Chronicle one, French-German, February 2005, by Vernacular’s ‘Colporteurs’

The ‘Colporteurs’ are the searched outcome of this collaboration. Stefanie Bourne implementing her work with a reduced audience, Chronicle of an announced artwork was born from this will to find out a form that would replace the work into the art world. Narration is the only materiality that Stefanie wishes to build around Vernacular. It can be repeated infinite, even with subjective alteration each time the story is being told. Following the residency in Forbach, the idea of disseminating the process of a discursive artwork will be experimented through a mission given to ‘Colporteurs’. They are actors or persons having inclination to narration. Some will be invited to assist at the start of the process, and others to the event only, part of the overall and non-finite process of Chronicle of an announced artwork. Their observations of the discursive event will allow them to account for it in exhibition spaces and other cultural locations. This tale has to be a narration or a text. They will provide an alternative artistic form to the classic phenomenon of the narration of a seen event, a formed word of mouth, allowing for the context based artwork to integrated the art context. It also includes a part of interpretation and deformation due to the subjective transmission.

Stefanie selects the ‘Colporteurs’ in term of their own artistic or professional work, their personality in regard to narration and relationship with contemporary artistic oral form. Their professional activity varies but are all engaged in a narrative process. Stefanie doesn’t influence the ‘Colporteur’ in his/her interpretation of the experience they experiment but still orchestrates the overall presentation in which they will present their narration. In February 2005, the ‘Colporteurs’ will be performing their work and interpretation of Private Chronicle in three spaces of sociability in Metz, in Luxembourg and Sarre.

The question of the context based practice and the vernacular nature of its treated subject remain. Can the particularity of a region be displaced into another ? Can Translated Chronicle be translated in finite and others ‘Colporteurs’ added to the multi language performance and have an impact into a non-concerned context ? This addition in the form (the translation) still adds another layer in its content and in the interpretation to this project, definitely very linguistic.

Vernaculaire est le nom générique de la pratique artistique de Stéfanie Bourne depuis 1999, pratique se déroulant dans des contextes variés et spécifiques en dehors des lieux destinés à l’art, faisant appel à des moyens de diffusion multiples et soulevant la question de la multiplicité des publics.

Chronique d’une œuvre annoncée est l’exploration et la mise à nu du processus de diffusion d’une telle œuvre qui n’existe pas, en priorité, par rapport à une production matérielle, afin d’envisager des alternatives à l’exposition, et de rendre plus visible cette pratique artistique.


L’œuvre se déroule dans plusieurs contextes et sur différents sites sur une durée de six mois : le lancement se fait à Rennes au début du mois d’avril, se poursuit du 19 avril au 14 mai 2004 à Forbach (Lorraine) où 40mcube a une carte blanche dans le cadre d’une invitation de l’association l’œil, puis à Metz avec un workshop à l’école d’art, enfin à Glasgow où Vernaculaire s’est développé pendant dix ans. Des actions ponctueront le projet dans les différentes villes. Chaque étape affinera et constituera la Chronique. Sa diffusion et son mode d’apparition se définiront au fur et à mesure de son déroulement. Le site de 40mcube fera le lien entre les différentes étapes.

Avec le soutien de l’AfAA/Ville de Rennes.

LIENS:

http://www.ub.es/escult/water3/texts/bourne.doc
http://www2.rgu.ac.uk/criad/bourne/sb_proj3.htm
http://www2.rgu.ac.uk/criad/rs25.htm