Archeologia

Lara Almarcegui, Wilfrid Almendra, Bruno Botella, Carol Bove, Étienne Chambaud, Pascal Convert, Piero Gilardi, Ann Guillaume, João Maria Gusmão & Pedro Paiva, Louise Hervé & Chloé Maillet, Laurent Le Deunff, Beat Lippert, Benoît Maire, Mathurin Méheut & Yvonne Jean-Haffen, Benoît-Marie Moriceau, Armand Morin, Daphné Navarre, Christophe Sarlin, Lucy Skaer, Virginie Yassef

L’exposition Archeologia se déroule à 40mcube, au Frac Bretagne, au Musée des beaux-arts de Rennes et au Musée de géologie de l’Université de Rennes 1.

Du 14 septembre au 21 décembre 2013 : 40mcube, Musée des beaux-arts de Rennes, Musée de géologie de l’Université de Rennes 1.
Du 14 septembre au 24 novembre 2013 : Frac Bretagne

Vernissage le 13 septembre : 17h Musée de géologie / 18h 40mcube / 18h30 Musée des beaux-arts / 19h Frac Bretagne

Commissariat général : 40mcube




Archeologia regroupe 23 artistes dans 4 lieux d’exposition, de production et de collection d’art contemporain, d’archéologie et de géologie de Rennes. Cette association met en évidence et provoque des liens entre le patrimoine le plus ancien, fragmentaire, et la création actuelle. Les artistes invités, par le biais d’œuvres existantes ou de nouvelles productions, prennent la liberté de rajouter des objets, de combler des manques, d’interpréter des sources et de créer des vestiges à cette discipline scientifique. Autant d’hypothèses invérifiables.

L’exposition Archeologia fait référence aux projets muséaux attractifs qui valorisent des aspects vernaculaires, naturels ou scientifiques d’une époque ou d’un territoire. Ici c’est l’archéologie, discipline fondée sur l’étude des objets quelles que soient leur datation et leur localisation, qui rassemble les œuvres présentées.

Ainsi, le Musée de géologie, dans lequel est présentée au dessus des vitrines des collections la série de 25 peintures commanditées aux peintres Mathurin Méheut et Yvonne Jean-Haffen par l’Institut de géologie en 1941, est associé à Archeologia comme une étape de ce parcours entre les époques.

Au Frac Bretagne, l’exposition pensée comme un compte-rendu archéologique d’une certaine production contemporaine présente des œuvres ayant l’apparence d’objets anciens, de collectes et de collections, d’études d’un lieu ou d’une histoire. Les artistes réunis, Wilfrid Almendra, Bruno Botella, Carol Bove, Étienne Chambaud, Pascal Convert, Piero Gilardi, João Maria Gusmão & Pedro Paiva, Laurent Le Deunff, Beat Lippert, Armand Morin, Lucy Skaer et Virginie Yassef font référence à cette discipline scientifique et suggèrent une archéologie de l’art, reconnaissant ou attribuant un statut artistique à des objets ou des actions souvent considérés comme relevant du quotidien ou tout au plus du rituel. Ils utilisent des techniques ancestrales, reproduisent des formes ou des actes du passé avec des matériaux d’aujourd’hui, créent de nouvelles formes tout à fait mystérieuses ou abordent des questions liées à l’archéologie en adoptant les méthodes et les dispositifs de présentation qui lui sont propres comme la fouille, la collecte, l’archive, la vitrine…

Ann Guillaume prolonge ce processus en présentant au Musée des beaux-arts un film tourné pour l’occasion dans les collections d’archéologie du musée, ainsi que 50 sculptures créées à partir d’un motif extrait d’un tableau de la collection, Cylindre d’or de Paul Sérusier.

À 40mcube, l’exposition propose une faille temporelle liée à la fois à l’architecture et à l’usage du lieu. L’œuvre de Christophe Sarlin, produite pour Archeologia, divise l’espace d’une cimaise-faille renvoyant à des comparatifs de graphiques économiques. Dans cet environnement, Daphné Navarre s’intéresse à une histoire immédiate, celle de la programmation des expositions. Sur le principe des codes utilisés pour les fouilles, elle fait ressurgir une sélection d’œuvres ayant été exposées dans cet espace depuis qu’il est transformé en lieu d’exposition. Elle y ajoute donc d’autres repères, comme le fait aussi la vidéo de Benoît Maire qui présente une manipulation d’objets de mesure non identifiés, renvoyant à l’aspect énigmatique mais aussi esthétique de l’archéologie. Louise Hervé & Chloé Maillet, quant à elles, nous amènent vers le futur en inventant un épisode archéologique à partir d’un fait avéré, documents à l’appui…

L’œuvre de Lara Almarcegui, qui prend place sur un bâtiment de l’Université de Rennes 1, étend ce rapport au bâti et à son vécu à l’échelle d’un territoire construit. Elle réalise un inventaire des matériaux de construction des bâtiments composant le campus Beaulieu.

Chacune à leur manière, par l’objet, l’image, l’action, les œuvres rassemblées dans Archeologia partent d’un ancrage historique et documentaire pour écrire une fiction, en toute subjectivité. L’exposition dans son ensemble en est également une, que le visiteur sillonne, traversant physiquement et conceptuellement des lieux hypothétiques, des périodes préhistoriques et historiques non précisées jusqu’à nos jours. Ces artistes, créateurs de vestiges qui sèmeront certainement le doute chez les archéologues du futur, leur apporteront également de précieuses informations sur l’importance de l’histoire, de l’archéologie et de la géologie dans l’art du début du XXIe siècle.


Dossier de presse


Informations pratiques

40mcube
48, avenue Sergent-Maginot
f-35000 Rennes
Tél. : +33 (0)2 90 09 64 11
Du mardi au samedi de 14h à 18h
Entrée libre
Accueil des groupes gratuit sur réservation


Frac Bretagne
19, avenue André Mussat
CS 81123
35011 Rennes cedex
Tél. : +33 (0)2 99 37 37 93
Du mardi au dimanche de 12h à 19h
Tarif plein : 3 € – Tarif réduit : 2 €
Gratuit : moins de 26 ans et demandeurs d’emploi


Musée des beaux-arts
20, quai Émile Zola
35000 Rennes
Tél. : +33 (0)2 23 62 17 45
Le mardi de 10h à 18h et du mercredi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h
Tarif plein : 5 € – Tarif réduit : 3 €
Gratuit : moins de 18 ans, bénéficiaires des minima sociaux, et le 1er dimanche de chaque mois.


Musée de géologie de l’Université de Rennes 1

Campus de Beaulieu, bâtiment 5
263, avenue du Général Leclerc
35000 Rennes
Tél. : +33 (0)2 23 23 60 74
Du lundi au vendredi de 9h à 16h
Entrée libre




Archeologia gathers 23 artists in 4 exhibition spaces that collect and produce contemporary art, or places of archaeology and geology in Rennes. This association brings out and instigates links between an ancient, fragmented heritage, and modern creation. The artists, through existing and new productions, take the liberty to add objects, to fill a gap, to interpret sources and to create vestiges brought to this scientific subject, offering many unverifiable hypotheses.

Archeologia refers to museums’ projects which aim at making attractive vernacular, natural or scientific aspects of an epoch or a land. Here archaeology, a discipline based on the study of objects from any time-period and location, is the link between the works exhibited.

The Museum of Geology, in which is exhibited the series of 25 paintings – above the display cabinets – ordered by the Institute of Geology in 1941 from the painters Mathurin Méheut and Yvonne Jean-Haffen, is associated to Archeologia as another stop in this journey through time.

At the Frac Bretagne, the exhibition has been thought of as the archaeological report of a particular contemporary production and gathers pieces that have the appearance of ancient objects, of collections, of studies of a place or of an event. The artists, Wilfrid Almendra, Bruno Botella, Carol Bove, Étienne Chambaud, Pascal Convert, Piero Gilardi, João Maria Gusmão & Pedro Paiva, Laurent Le Deunff, Beat Lippert, Armand Morin, Lucy Skaer and Virginie Yassef, all make a reference to this scientific discipline, and even suggest an archaeology of art, giving an artistic status to objects or actions often viewed as part of the daily life or as some sort of ritual. They use ancient techniques, reproduce shapes and gestures of the past with modern materials, create new mysterious shapes and develop questions linked to the field of archaeology through the adoption of the methods and mechanisms belonging to archaeology such as excavations, collections, archives, display cabinets…

Ann Guillaume
extends this process by showing in the Museum of Fine-Arts of Rennes a film shot for this exhibition among the archaeological collections of the museum, inspired by a motif present in one of the collection’s painting.

At 40mcube, the exhibition offers a temporal fault linked to the architecture and the utilisation of the place. Christophe Sarlin’s piece, created for the event, separates the exhibition space with a partition wall splited by a fault that mimics the economic graphs. Daphné Navarre looks at the immediate history of the exhibitions at 40mcube. Similarly than the codes used for a dig, she resuscitates a selection of artworks exhibited in that place. She thus creates new landmarks, in the way of Benoît Maire in a video that shows unidentified measuring objects, emphasising the enigmatic and aesthetic aspect of archaeology. Louise Hervé & Chloé Maillet take us to the future with the invention of an archaeological tale based on a real and documented fact.

Presented on a building of the University of Rennes 1, Lara Almarcegui’s work extends this relationship to a building and its story at the scale of a constructed territory. She makes the inventory of the building materials necessary for the construction of the university campus of Beaulieu.

Each in their own way, the artworks gathered in Archeologia, through objects, images, actions, are all historically and factually grounded before writing a subjective fiction. The exhibition in itself is a fiction walked in by the visitor, physically and conceptually encountering hypothetical places, unclear pre-historical and historical eras, leading the visitor all the way up to today. Those artists are creators of vestiges that will certainly puzzle future archaeologists. But they also will bring them precious information on the importance of history, archaeology and geology in early 21st century art.


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