L’Ambassade des Possibles

Du 3 juin 2006 au 29 juillet 2006.
Virginie Barré, Julien Celdran, Philippe Parreno, Sébastien Vonier.


Pour l’inauguration et la première exposition du Château, Julien Celdran met en place L’Ambassade des possibles, reprenant les éléments de façade, drapeaux et plaque de cuivre, d’une telle institution. Celle-ci, en l’occurrence, représente un État imaginaire, ou un État sans pays, lieu de tous les possibles. Cette ambassade porteuse d’utopie constitue à la fois le cadre physique et conceptuel de l’exposition du même nom.

La vidéo No more reality 2 de Philippe Parreno, enregistrement de la performance mettant en scène des enfants qui défilent avec banderoles et slogans, revendique son titre et constitue un véritable manifeste*. Les sculptures de Sébastien Vonier, dont les formes sont extraites de plans de villes et qui oscillent entre fonctionnalité et abstraction, prennent une tournure ambigüe. Virginie Barré réalise des dessins directement sur les murs du premier étage du Château. Dans un rapport faussement anachronique, elle mêle des vues d’architecture, de mobilier et de costume du Bauhaus à des images d’Indiens issues de photographies prises à la même époque (dans les années 1930) par l’ethnologue Edward Sheriff Curtis dans les réserves aux États-Unis.

Ainsi l’exposition et les œuvres de L’Ambassade des Possibles créent une certaine progression. Elles partent d’éléments tangibles du réel, en adoptent les formes et le réalisme, tout en glissant vers des imaginaires avec des récits qui prennent la liberté de ne pas garder les pieds sur terre.

* La vidéo No more reality de Philippe Parreno est prêtée par le Frac Lorraine

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For the inauguration of the Castle’s first exhibition, Julien Celdran installs L’Ambassade des Possibles, creating elements like copper plating and the flags of the building’s façade. This embassy represents an imaginary state, a state without a country, where everything is possible. This utopian embassy constitutes the physical and conceptual possibilities of the exhibition.

Philippe Parreno’s video, No more reality 2, is a recording of the performance of a group of children who march past him with banners and slogans, chanting the name of the video, like a genuine manifesto*. Sébastien Vonier’s sculptures, whose forms are taken from town layouts, take on an ambiguous meaning while oscillating between the functional and the abstract. Virginie Barré draws directly onto the walls of the first floor of the Castle. Using anachronisms from the 1930’s, she combines views of Bauhaus architecture, furniture and dress, with images of Native Americans from the same time period taken by the ethnologist Edward Sheriff Curtis on U.S. reservations.

In this way, the exhibit L’Ambassade des Possibles creates a progression starting from tangible elements adopted from forms of realism, and then lapsing into the imaginary with narratives that let us dream.

* The video No more reality was lent to 40mcube by the Frac Lorraine.